Un métier sans corps professionnel.
En France, il n'existe à ce jour aucune instance légitime pour parler au nom des professionnels du recrutement. Aucun code de déontologie opposable. Aucun référentiel partagé. Aucun label reconnu. Aucune voix lorsque se décident, dans les cabinets ministériels ou les comités européens, les règles qui vont s'imposer à tous.
Cette absence n'est pas une curiosité historique. Elle est la cause directe de la dégradation du métier — et la raison pour laquelle aucune réforme, aussi bien intentionnée soit-elle, ne se transforme en pratiques quand elle arrive sur le terrain.
Un métier qui n'a personne pour le défendre finit toujours par être exercé par défaut.